# Équilibrage sur site ou sur banc en atelier : comment choisir sans payer le prix fort en temps d'arrêt

> Le ventilateur vibre, et deux solutions s'offrent à vous : faire appel à un ingénieur muni d'un appareil pour équilibrer la roue directement sur son châssis, ou déposer le rotor et l'emmener sur un banc d'équilibrage. Les deux méthodes fonctionnent, et toutes deux se terminent parfois en échec. La différence ne tient pas à la précision de l'appareil, mais à ce que vous mesurez réellement, et à ce qu'il faudra ensuite remonter.

**En bref:** Équilibrez sur site si le rotor peut être mis en rotation en toute sécurité à sa vitesse de service, si vous avez accès au plan de correction (l'endroit du rotor où l'on place la masse de correction), et si le régime de fonctionnement se reproduit d'un démarrage à l'autre. Envoyez le rotor sur un banc si le rotor est flexible ou passe par des vitesses critiques, si la géométrie est altérée, si l'accès aux plans de correction est impossible, ou si la réception exige un protocole avec une classe de qualité G. Dans les autres cas, commencez par une mesure sur site : les données du premier relevé vous indiqueront d'elles-mêmes si une dépose est nécessaire ou non.

Source: https://axiline.pt/fr/articles/equilibrage-site-ou-banc-atelier/  
Publisher: AXILINE · Vila Nova de Gaia, Portugal · +351 931 831 229 · axilinegeral@gmail.com

## Ce sont deux méthodes différentes, pas deux lieux de travail différents

L'équilibrage sur site signifie ceci : le rotor reste dans ses propres paliers, tourne grâce à son propre entraînement, à sa propre vitesse de service, sur ses propres fondations. Vous placez les capteurs sur les paliers et vous pointez le tachymètre vers une marque réfléchissante collée sur l'arbre. L'appareil mesure la vibration des paliers et, à partir de la réaction à une masse d'essai, calcule la correction pour cet assemblage précis.

L'équilibrage sur banc fonctionne autrement. Le rotor est déposé, posé par ses tourillons sur les paliers du banc ou monté sur un mandrin, puis mis en rotation par l'entraînement du banc. Les paliers sont standardisés, la vitesse de rotation est constante, la méthode est la même pour tous les rotors de ce gabarit. Vous obtenez une caractéristique propre au rotor, indépendante de la machine dont il a été extrait.

De là découlent toutes les autres différences. Le manuel du Balanset-1A décrit d'ailleurs directement ces deux usages : l'appareil fonctionne comme un kit mobile pour l'équilibrage dans les paliers propres à la machine, et comme système de mesure pour les bancs d'équilibrage à paliers souples (fonctionnant au-dessus de la vitesse de résonance).

### Sur site, dans les paliers propres à la machine

Le rotor n'est pas déposé. La vitesse est celle de service. L'influence des paliers, du châssis, de la courroie et des fondations entre à la fois dans la mesure et dans le calcul de la correction. Résultat : une baisse de la vibration de cette machine précise, à ce régime précis.

### Sur banc

Le rotor est déposé et posé sur les paliers du banc. La vitesse est celle de l'équilibrage, pas nécessairement celle de service. L'influence de la machine est exclue par définition. Résultat : le balourd résiduel du rotor, en g·mm/kg.

> Diviser les méthodes en « sur site » et « en atelier » n'est pas tout à fait exact. Le banc d'équilibrage peut très bien se trouver dans votre propre atelier, et il vous arrive parfois d'intervenir sur site dans la travée voisine. Une seule chose distingue réellement les méthodes : dans quels paliers, et à quelle vitesse, tourne le rotor.

## Vous mesurez deux grandeurs différentes

C'est le point que l'on confond le plus souvent au moment de choisir. Sur site, l'appareil mesure la vitesse vibratoire sur les parties fixes : sur les boîtiers de roulement et les paliers, en mm/s RMS (valeur efficace). C'est exactement pour ce type de mesure qu'a été rédigée la norme ISO 20816 ; elle permet de classer la machine dans une zone A, B, C ou D — de A, le meilleur état, à D, où un fonctionnement prolongé est inadmissible. Vous réduisez la vibration de la machine.

Sur banc, l'appareil détermine le balourd résiduel du rotor et le ramène à une valeur spécifique en g·mm/kg. Ce chiffre est ensuite comparé à la tolérance des classes de qualité G définies par l'ISO 21940-11 — plus le nombre après la lettre G est petit, plus la tolérance est stricte. Vous qualifiez le rotor.

Un lien existe entre ces deux grandeurs, mais il n'est pas univoque. Un rotor livré en classe G6,3 peut être monté sur une machine présentant un désalignement des arbres, un demi-accouplement faussé et une patte molle (un appui qui ne repose pas bien à plat sur la fondation), et donner ses propres 8 mm/s. Le cas inverse est tout aussi réel : une machine amenée sur site jusqu'à la zone A peut contenir un rotor qui, selon la classe G, ne serait pas conforme. Une partie de la correction a alors compensé non pas le balourd, mais des particularités du montage.

- L'équilibrage sur site permet de réduire la composante 1x — la vibration à la fréquence de rotation du rotor, celle que crée précisément le balourd — sur les paliers réels, à la température réelle, avec l'entraînement réel.
- L'équilibrage sur banc donne un balourd résiduel du rotor confirmé et un protocole avec une classe de qualité G.
- Aucune des deux méthodes ne donne automatiquement l'autre résultat.

> Regardez ce que l'on vous demande par écrit. « Classe de qualité G2,5 » est une exigence portant sur le rotor, et elle se satisfait sur un banc, selon une méthode qualifiée. « Pas plus de 2,8 mm/s RMS dans la bande 10–1000 Hz sur les paliers » est une exigence portant sur la machine, et il est impossible de la satisfaire sur un banc. Notez la partie applicable et l'édition de la norme, les points de mesure, la bande de fréquences et le régime de fonctionnement : sans cela, un litige sur la réception est presque inévitable.

Sources: [ISO 20816-1:2016](https://www.iso.org/standard/63180.html) · [ISO 21940-11:2016](https://www.iso.org/standard/54074.html) · [Manuel d’utilisation Balanset-1A](https://vibromera.eu/balanset-1a-operation-manual/)

## Comparaison selon les critères qui comptent vraiment

| Critère | Sur site, dans les paliers propres à la machine | Sur banc en atelier |
| --- | --- | --- |
| Temps d'arrêt de l'équipement | heures : quelques démarrages et arrêts, la machine reste assemblée | jours ou semaines : dépose, transport, travail, remontage |
| Coût total | intervention de l'ingénieur et masses de correction, ni levage ni transport nécessaires | utilisation du banc, plus dépose, levage, transport, remontage, alignement des arbres, consommables |
| Précision et répétabilité | dépend de la stabilité de la vitesse et du régime ; avec un entraînement instable, la dispersion augmente | élevée : paliers constants, vitesse constante, méthode unique pour tous les rotors |
| Prise en compte des paliers et fondations réels | complète : le coefficient d'influence (la réponse de la machine à une masse ajoutée) est mesuré sur cet assemblage précis | nulle : l'influence de la machine est délibérément exclue |
| Rotors flexibles et vitesses élevées | limité : le calcul repose sur un modèle linéaire de rotor rigide | oui : la méthode du banc permet de travailler à la vitesse voulue |
| Risque de dommage | faible, pas de démontage, le principal risque vient d'une masse mal fixée | réel : élingage, transport, surfaces de portée, clavettes, joints |
| Documents | protocole avec mesures avant/après, spectres, composante 1x résiduelle | protocole de balourd résiduel avec classe de qualité G |
| Série de rotors identiques | peu pratique, chaque machine est recalculée depuis le début | pratique : réglage effectué une fois, puis travail à partir des coefficients d'influence enregistrés |

> La ligne sur la répétabilité est plus importante qu'il n'y paraît. Sur site, ce n'est pas l'appareil que vous combattez, mais le régime de fonctionnement : entrée d'air parasite, température, tension de la courroie, vitesse instable du variateur de fréquence. L'appareil affichera honnêtement la dispersion, et l'équilibrage restera bloqué.

## Équilibrage sur site : sept conditions pour qu'il fonctionne

En temps et en argent, la méthode sur site est presque toujours gagnante, c'est donc par elle qu'il est raisonnable de commencer. Mais elle a un droit d'entrée. Si un seul de ces points n'est pas rempli, vous perdrez une journée entière sans résultat.

La fixation mérite d'être évoquée à part, ce n'est pas une formalité. Le calcul de la correction repose sur un modèle linéaire : doublez la masse au point lourd, vous obtenez environ le double de vibration. Un groupe qui repose simplement au sol sans être boulonné rompt cette linéarité. En cas de forte vibration, la force centrifuge soulève la machine, la rigidité du système change en cours de fonctionnement, et le coefficient d'influence cesse d'être un nombre constant.

D'où la règle : un mécanisme défectueux se répare d'abord, et s'équilibre ensuite seulement. L'équilibrage ne remplace pas la réparation. Et si la réparation exige de toute façon un démontage, la question « sur site ou sur banc » se règle d'elle-même en faveur de l'atelier.

- [x] Le rotor peut être mis en rotation en toute sécurité à sa vitesse de service : carter déposé ou par une fenêtre d'accès, avec une protection de la zone.
- [x] Le plan de correction est accessible machine à l'arrêt : aubes, disque, demi-accouplement, anneau d'équilibrage, orifices pour boulons.
- [x] La vitesse est stable et se reproduit d'un démarrage à l'autre. Un entraînement par courroie est acceptable, mais un glissement fausse la phase — le repère angulaire de la vibration par rapport à la marque sur l'arbre.
- [x] La machine tolère trois ou quatre démarrages et arrêts : le démarrage initial, un ou deux démarrages d'essai, et un démarrage de contrôle.
- [x] Le groupe est rigidement fixé à la fondation, les boulons sont serrés, il n'y a pas de patte molle.
- [x] La vitesse de service ne tombe pas dans la zone de résonance de la structure, du châssis ou de la tuyauterie.
- [x] Le régime se reproduit : le même registre, le même débit, la même température.

> Comptez le nombre de démarrages à l'avance. Un seul plan de correction demande deux démarrages avant le calcul : le démarrage initial et un démarrage d'essai. Deux plans en demandent trois : le démarrage initial et deux démarrages d'essai, un par plan. À cela s'ajoute un démarrage de contrôle et, si nécessaire, un ou deux démarrages pour l'ajustement final — la pose d'une petite masse de correction complémentaire.

## Quand l'équilibrage sur site est impossible ou déconseillé

Voici une liste honnête. Si vous vous reconnaissez dans l'un de ces points, l'intervention sur site ne donnera aucun résultat, ou seulement un résultat limité à un seul régime, et de courte durée.

### Pas d'accès au plan de correction

Le rotor est enfermé dans un carter sans trappe démontable, coulé, enveloppé, ou la seule surface accessible ne permet pas de fixer une masse. La correction peut être calculée, mais pas installée.

### Impossible de faire tourner le rotor en toute sécurité

Le carter déposé ouvre une zone où l'accès humain est interdit. Il est impossible de fixer la masse d'essai de façon à garantir qu'elle ne se détache pas. Le procédé ne permet pas de démarrage sans le produit. Dans ce cas, l'équilibrage sur site est exclu pour des raisons de sécurité, et il n'y a rien de plus à discuter.

### Le rotor est flexible ou passe par des vitesses critiques

Arbre long, rotor de turbine ou de compresseur qui fléchit nettement à sa vitesse de service. Le modèle linéaire du rotor rigide ne fonctionne plus ici : quand la masse au point lourd augmente, la flèche augmente aussi, donc le rayon également, et la vibration croît plus que proportionnellement. Il faut une autre méthode et, en règle générale, un banc.

### La réception exige un standard normalisé

Le règlement ou le client exige un protocole de balourd résiduel avec une classe de qualité G, établi sur un banc qualifié. Une mesure de vibration sur les paliers ne remplace pas ce protocole, aussi bon que soit le résultat en mm/s.

### La géométrie du rotor est altérée

Faux-rond radial ou axial, arbre voilé, fissure, érosion des aubes, matière écaillée ou rapportée par rechargement. L'équilibrage ajoute de la masse, il ne restaure pas la forme. Il faut d'abord un contrôle des défauts et une réparation, et dans ce cas, le rotor part de toute façon le plus souvent en atelier.

### La roue change directement en cours de fonctionnement

Accumulation de poussière, d'humidité ou de produit, usure des aubes d'un extracteur de fumées ou d'un mulcheur. Une roue équilibrée aujourd'hui se déséquilibrera dans une semaine. Un tel rotor doit soit être nettoyé et équilibré régulièrement, soit faire l'objet d'une solution constructive.

> Il existe un cas particulier qui ressemble à un balourd sans en être un : le déséquilibre aérodynamique et électromagnétique. La force aérodynamique croît proportionnellement à la vitesse angulaire, tandis que la force centrifuge de la masse de correction est proportionnelle à son carré. La compensation n'est donc exacte qu'à la vitesse à laquelle vous avez équilibré, et un écart apparaît à toute autre vitesse. Il en va de même pour les forces électromagnétiques dans un moteur électrique. Le banc ne résout pas non plus ce problème, il ne le voit tout simplement pas.

Sources: [ISO 21940-12:2016](https://www.iso.org/standard/50429.html) · [ISO 13373-5:2020](https://www.iso.org/standard/62202.html) · [ISO 21940-11:2016](https://www.iso.org/standard/54074.html)

## Le banc en atelier : ce qu'il apporte et ce qu'il exige en retour

Le banc vous achète de la répétabilité. Les paliers sont toujours les mêmes, la vitesse est toujours la même, l'opérateur travaille selon une méthode unique, l'influence de la machine est exclue. Sur une série de rotors identiques, cela change tout : réglage effectué une fois, puis vous travaillez à partir des coefficients d'influence enregistrés, avec un seul démarrage au lieu de trois.

La deuxième raison est purement technique. Les bancs se répartissent en deux types, et ce n'est pas une question de préférence. Les bancs à paliers souples (fonctionnant au-dessus de la vitesse de résonance) ont des paliers flexibles, par exemple montés sur ressorts plats : la fréquence propre des paliers est en général 2 à 3 fois inférieure à la vitesse du rotor équilibré, et la vibration des paliers est mesurée par des accéléromètres. Les bancs à paliers rigides (fonctionnant en dessous de la vitesse de résonance) ont des paliers rigides dont la fréquence propre est 2 à 3 fois supérieure à la vitesse du rotor, et on y installe des capteurs de force. L'avantage du montage à paliers rigides est de pouvoir équilibrer dès les basses vitesses, jusqu'à 400–500 tr/min : la construction et les fondations sont plus simples, la productivité et la sécurité sont meilleures.

En contrepartie, le banc exige beaucoup.

- La dépose et le remontage. Retrait du demi-accouplement, de la roue ou de la turbine, des roulements, et après le remontage, presque toujours un alignement des arbres.
- Le levage et le transport. Élingage, chocs sur les surfaces de portée, clavettes et joints perdus.
- Un banc adapté à la masse et à l'encombrement. Le rotor doit correspondre en masse, en diamètre, en longueur et en plage de vitesse, et ses tourillons ou son mandrin doivent pouvoir reposer sur les paliers du banc.
- Un mandrin, avec son excentricité — le décalage de l'axe du mandrin par rapport à l'axe de rotation. Le faux-rond du mandrin ajoute sa propre erreur. On l'élimine par équilibrage par indexation : le rotor est retourné de 180° dans le mandrin, un démarrage supplémentaire est effectué, et le logiciel calcule le balourd réel sans la contribution du mandrin.
- Une vitesse différente de la vitesse de service. C'est acceptable pour un rotor rigide, mais pas pour un rotor flexible.

> La principale réserve, dont on prévient rarement. Le rotor livré conforme à sa classe de qualité G est remonté, et la vibration de la machine reste élevée. La cause n'est alors pas le rotor : désalignement des arbres après le remontage, serrage de l'ajustement, demi-accouplement faussé, patte molle, résonance du châssis. C'est pourquoi la mesure sur les paliers après le retour du rotor est obligatoire, et non facultative.

Sources: [Manuel d’utilisation Balanset-1A](https://vibromera.eu/balanset-1a-operation-manual/) · [ISO 21940-11:2016](https://www.iso.org/standard/54074.html)

## La voie hybride : la décision se prend sur la base des données, pas à l'avance

En pratique, le choix se fait rarement sur le papier. La bonne séquence est différente : d'abord une mesure sur site, ensuite la décision de déposer ou non le rotor. Une intervention avec l'appareil coûte moins cher qu'un démontage fait par erreur.

1. **Mesure au régime de service** — Capteurs sur les paliers, tachymètre laser pointé sur la marque réfléchissante. Vous enregistrez la vibration globale (le niveau total toutes fréquences confondues), la composante 1x avec sa phase, et le spectre (la répartition de la vibration par fréquence) sur les deux paliers. Vous répétez la mesure : un chiffre obtenu une seule fois ne suffit pas à fonder une décision.
2. **Vous calculez la part de la composante 1x** — Si l'essentiel de la vibration globale provient de la composante 1x, un balourd est probable. Si la vibration globale est nettement supérieure à la composante 1x, l'équilibrage ne la fera pas disparaître, et la question « sur site ou sur banc » ne vous concerne pas encore.
3. **Vous vérifiez la mécanique et la résonance** — Fixations, patte molle, jeux, ajustement de la roue sur l'arbre, état des roulements. Vous faites varier la vitesse et surveillez l'amplitude et la phase de la composante 1x. Une résonance annule les deux méthodes d'équilibrage à la fois.
4. **Vous faites un essai sur site** — Une masse d'essai unique montre si le système répond de façon linéaire. Une variation de l'amplitude de la composante 1x de 20 à 30 %, ou de la phase de 20 à 30°, signifie que le coefficient d'influence peut être calculé. L'appareil vous indique lui-même si la masse d'essai convient ou s'il faut l'augmenter.
5. **Vous repérez les signaux défavorables au travail sur site** — La correction ne réduit pas la vibration. Le résultat ne se reproduit pas d'un démarrage à l'autre. Des masses invraisemblablement lourdes sont nécessaires. La phase dérive alors que la vitesse est constante. Ce sont là des données, pas des suppositions.
6. **Vous décidez pour le banc** — Vous disposez désormais d'un motif pour le démontage : un comportement concret du système et des chiffres concrets. Ainsi qu'une liste claire de ce qu'il faut vérifier pendant que le rotor est déposé.

> Cet ordre procure un bénéfice secondaire : même si le rotor part finalement en atelier, vous conservez des mesures « avant », prises au régime réel et aux points réels. Sans elles, vous ne pourrez pas prouver que la situation s'est améliorée après la réparation, ni remarquer que la vibration est revenue un mois plus tard.

Sources: [ISO 13373-3:2015](https://www.iso.org/standard/40840.html) · [Spécifications fabricant Balanset-1A](https://vibromera.eu/product/balanset-1/)

## Économie : comparez non pas le prix de l'intervention, mais le coût total

L'erreur la plus fréquente ressemble à ceci : on compare le coût d'une intervention sur site au coût d'un équilibrage sur banc, et on retient le moins cher. Ces deux chiffres ne sont pas comparables, car le second ne couvre qu'une partie du travail.

Établissez votre propre liste pour chaque option et remplissez-la avec vos propres chiffres. Nous ne mettons volontairement aucun montant ici : ils dépendent de votre équipement, des tarifs de levage et du coût de l'heure d'arrêt dans votre processus.

- [x] Les heures d'arrêt du groupe ou de la ligne, multipliées par votre coût de l'heure d'arrêt.
- [x] La dépose et le montage : personnel, temps, moyens de levage, aire de démontage.
- [x] Le transport aller-retour et le risque de dommage pendant le trajet.
- [x] Les consommables qui ne survivent pas au démontage : joints plats, joints d'étanchéité, éléments de fixation, parfois les roulements.
- [x] L'alignement des arbres après le remontage. C'est un travail à part, et sans lui, la vibration reviendra.
- [x] Un groupe de secours : soit vous en disposez, soit le processus s'arrête.
- [x] La probabilité d'une nouvelle intervention ou d'un nouveau démontage, si la cause s'avère ne pas être le balourd.

> Il y a aussi un revers : ne faites pas d'économie sur un démontage là où il est nécessaire. Un rotor présentant une fissure, une érosion des aubes ou un faux-rond, équilibré sur site, reviendra vous voir. Une force centrifuge non compensée constitue une charge dynamique sur les roulements, et le calcul de leur durée de vie selon l'ISO 281 repose précisément sur la charge appliquée. Un balourd laissé « jusqu'au prochain arrêt » se paie en roulements et en arrêt non planifié.

Sources: [ISO 281:2007](https://www.iso.org/standard/38102.html)

## Comment décider chez vous, et en quoi AXILINE peut aider

Une règle simple : tant que le contraire n'est pas démontré, commencez sur site. Les preuves s'obtiennent en une seule intervention, et ce sont elles qui justifient ensuite le démontage, si celui-ci s'avère réellement nécessaire.

Les ingénieurs d'AXILINE conçoivent et fabriquent les appareils Balanset, et les utilisent eux-mêmes sur le terrain pour équilibrer. Nous nous déplaçons et équilibrons les rotors dans leurs propres paliers, à leur vitesse de service : ventilateurs, extracteurs de fumées, roues à aubes, poulies, broches, concasseurs, pompes. Le kit comprend deux accéléromètres, un capteur de phase laser, un module USB à deux voies et un logiciel pour Windows qui calcule la solution en un ou deux plans, trace le spectre et le diagramme polaire, et conserve un historique pour les protocoles.

Vous obtenez des mesures avant et après aux mêmes points, des spectres, la composante 1x résiduelle et un protocole. Si nos données montrent que le rotor doit être déposé, nous vous le dirons franchement, plutôt que de poser des masses sur une géométrie altérée. Et si vous équilibrez des rotors en série et souhaitez le faire vous-même, ce même Balanset-1A fait office de système de mesure pour un banc à paliers souples (fonctionnant au-dessus de la vitesse de résonance) : dans ce cas, nous fournissons l'appareil ainsi qu'un accompagnement conseil pour son utilisation.

- [x] Passez en revue les sept conditions de la section sur l'équilibrage sur site. Si toutes sont remplies, il est prématuré de déposer le rotor.
- [x] Vérifiez quel document vous est demandé : des mm/s sur les paliers, ou une classe de qualité G sur le rotor.
- [x] Calculez le coût total des deux solutions, en incluant le temps d'arrêt et l'alignement des arbres après le remontage.
- [x] Conservez les mesures « avant » dans tous les cas, même si le rotor part en atelier.

> Si le rotor est flexible et qu'aucun banc adapté n'est disponible à proximité, la réponse honnête est celle-ci : l'équilibrage sur site selon la méthode du rotor rigide n'est pas une solution dans ce cas, et nous ne la promettrons pas. Il vaut mieux commencer par mesurer, pour comprendre si le rotor fonctionne réellement au-dessus de sa première fréquence critique. Bien souvent, l'hypothèse de flexibilité ne se confirme pas, et le problème se révèle ordinaire.

Sources: [Spécifications fabricant Balanset-1A](https://vibromera.eu/product/balanset-1/) · [Manuel d’utilisation Balanset-1A](https://vibromera.eu/balanset-1a-operation-manual/) · [ISO 21940-12:2016](https://www.iso.org/standard/50429.html)

## Questions fréquentes

**L'équilibrage sur site est-il plus précis ou moins bon que sur banc ?**

La question est mal posée, car il s'agit de deux grandeurs différentes. En répétabilité, le banc est meilleur : ses paliers et sa vitesse sont constants, la méthode est unique. Pour résoudre votre problème concret, l'équilibrage sur site est souvent préférable, car il réduit la vibration de cet assemblage précis, avec ses paliers, sa courroie, son châssis et ses fondations. Un rotor parfaitement conforme en sortie de banc peut donner une vibration élevée après son installation, et ce n'est pas un défaut du banc. Choisissez en fonction de ce qu'il vous faut à la sortie : des mm/s sur les paliers, ou une classe de qualité G sur le rotor.

**Peut-on équilibrer un rotor sur banc sans mesurer ensuite la vibration sur la machine ?**

Non, si c'est un résultat que vous voulez, et non un document. Après le remontage s'ajoutent le désalignement des arbres, le serrage de l'ajustement, l'état du demi-accouplement, une éventuelle patte molle et la rigidité du châssis. Chacun de ces facteurs peut à lui seul produire une vibration supérieure à celle de départ. Une mesure sur les paliers après l'installation du rotor règle la question en quinze minutes, et fixe au passage un nouveau niveau de référence pour la machine.

**Faut-il déposer le rotor si l'équilibrage sur site n'a pas réduit la vibration ?**

Regardez d'abord précisément ce qui n'a pas baissé. Si la composante 1x a diminué mais que la vibration globale est restée la même, vous avez éliminé le balourd, et la cause est ailleurs : roulements, désalignement, desserrages, résonance, aérodynamique. Déposer le rotor n'apportera rien dans ce cas. Si en revanche la composante 1x ne diminue pas, si la correction ne se reproduit pas d'un démarrage à l'autre, ou si des masses invraisemblablement lourdes sont nécessaires, c'est le signe d'une géométrie altérée, d'une non-linéarité du système ou d'un comportement de rotor flexible. C'est alors que la dépose se justifie, et le rotor déposé aura besoin non seulement d'une masse de correction, mais aussi d'une mesure de faux-rond.

**Combien d'arrêts demande l'équilibrage sur site ?**

Comptez comme suit. Un plan de correction : démarrage initial et un démarrage d'essai, soit deux arrêts avant le calcul. Deux plans : démarrage initial et deux démarrages d'essai, soit trois arrêts. Viennent ensuite la pose des masses de correction, un démarrage de contrôle et, si nécessaire, un ou deux démarrages pour l'ajustement final. Un ventilateur classique demande des heures, pas des jours, et tout cela sans démontage. Si la machine ne tolère pas un tel nombre de démarrages, prévenez-en à l'avance : le plan de travail devra être adapté.

**Peut-on équilibrer sur site avec un entraînement par courroie et une vitesse instable ?**

Oui, mais avec des réserves. L'appareil isole la composante liée à la vitesse de rotation à partir du repère du tachymètre, donc les à-coups de vitesse et le glissement de la courroie faussent la phase et perturbent le calcul. Vérifiez la tension et l'état de la courroie, atteignez une vitesse stable, et maintenez la même vitesse à tous les démarrages, surtout si vous comptez ensuite travailler à partir des coefficients d'influence enregistrés. Un variateur de fréquence est plus pratique : il permet de revenir chaque fois au même point et de contourner la zone de résonance.

**Nous avons une série de rotors identiques. Quelle solution est la plus avantageuse ?**

Une série penche presque toujours en faveur d'un banc ou d'un stand propre à l'entreprise. Le réglage initial est rentabilisé par le fait que vous travaillez ensuite à partir des coefficients d'influence enregistrés : un seul démarrage initial, calcul, correction, contrôle. L'intervention sur site ne s'adapte pas de la même façon à l'échelle, chaque machine étant recalculée depuis le début. Si un banc existe déjà dans votre atelier, mais que sa partie mesure est obsolète, il n'est pas nécessaire de changer toute la mécanique : le cœur de mesure se remplace séparément, et nous avons un article dédié sur le retrofit à ce sujet.
